Les interventions
Les entreprises d’ingénierie LCT (généralement appelées Cabinets conseil) et leurs consultants interviennent à toutes les étapes de :
la conception
la faisabilité
la réalisation
la formation du personnel
la gestion
la commercialisation
le développement
le suivi
...
des lieux et équipements culturels, touristiques, sportifs et de loisirs.
Les services de l’ingénierie sont de plus en plus utilisés comme outil d’aide à la décision. Les missions sont d’une grande diversité et de plus en plus pluridisciplinaires et complexes. Lorsqu’ils ne possèdent pas certaines compétences en interne, les Cabinets conseil sont habitués à constituer une équipe comprenant, selon la mission, des architectes, urbanistes, paysagistes, sociologues, économistes, juristes, etc..
L’on assiste, depuis quelques années, à la montée en puissance de l’assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO) et de la conduite de projet. Dans le champ culturel, les frontières sont ténues entre programmation muséologique et maîtrise d’oeuvre muséographique, le maître d’ouvrage préférant parfois, sur des petites réalisations, faire appel à une conception-réalisation.
Les principaux domaines d’intervention concernent les hébergements et la restauration, les équipements de sports et loisirs, de tourisme d’affaires, les équipements culturels ou de tourisme industriel, les patrimoines bâtis ou naturels, mais aussi les territoires (ruraux, urbains, littoraux, montagnards), l’écotourisme…
Les types d’intervention sont encore plus variés, quoique s’inscrivant dans quelques champs principaux : études d’opportunité de conception, études de faisabilité, programmation et assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO), évaluation...
Ils concernent : études de marché, expertise, diagnostics, enquêtes, stratégie de développement, plans d’action, muséologie, muséographie, scénographie, signalétique, montage d’opérations, management de projets, plans marketing et de communication, formation, démarche qualité, montage financier, recherche de financements, assistance à la gestion, assistance juridique [1], nouvelles technologies… (liste non exhaustive).
Les consultants
De formation supérieure (universités ou grandes écoles), ils ont, pour la plupart, acquis des expériences opérationnelles en entreprises ou dans des collectivités avant de devenir consultants. Beaucoup possèdent, en plus, des compétences spécifiques : économie, muséographie, scénographie, gestion d’équipements, environnement...
Évolution des missions
Au fil des années, les besoins exprimés par les donneurs d’ordres ont évolué. Dans les collectivités territoriales, le niveau de connaissance et d’expérience s’est sensiblement accru, se traduisant par des exigences supérieures vis-à-vis de leurs prestataires en ingénierie (il y a des exceptions, en particulier dans les nouveaux EPCI).
Cette évolution favorable implique une nécessité de progression du degré d’expertise des consultants (dont les recrutements se situent à des niveaux de diplômes de plus en plus élevés).
Une autre tendance lourde se renforce : la demande de missions « clefs en main », multi-sectorielles, nécessitant la constitution d’équipes pluridisciplinaires (architecte, juriste, économiste, environnementaliste, etc.). Le chef de projet devient alors chef d’orchestre et doit souvent arbitrer entre des exigences divergentes.
Pour répondre à ces évolutions, comme pour faire face aux contraintes budgétaires évoquées, les cabinets doivent convaincre leurs interlocuteurs que leurs prestations, à forte valeur ajoutée, constituent un investissement rentable évitant souvent des erreurs lourdes, en proposant des solutions innovantes et en fournissant les indispensables aides à la décision.
Le temps des études-prétexte qui encombrent les armoires est révolu. Les prescripteurs souhaitent de l’opérationnel.
Les consultants en ingénierie loisirs culture tourisme savent répondre à ces demandes réalistes, encore faut-il leur en donner les moyens (financiers) !
